Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mercredi 22 novembre 2017

Pascal Marichalar, Qui a tué les verriers de Givors ? Une enquête de sciences sociales

 
Pascal Marichalar
Qui a tué les verriers de Givors ?
Une enquête de sciences sociales
La Découverte
L'envers des faits 
2017

Présentation de l'éditeur
Dans la petite ville de Givors, proche de Lyon, des hommes meurent les uns après les autres, emportés par des cancers à un âge relativement jeune. Leur point commun : ils ont travaillé pour produire des bouteilles et des pots à la verrerie qui a fermé ses portes en 2003. La compagne d’un verrier malade fait alors équipe avec un imprimeur à la retraite pour résoudre ce mystère. Ils comprennent vite que ce ne sera pas une enquête policière classique : c’est à eux de prouver qu’il y a eu un crime, et plus ils avancent vers la vérité, moins la justice semble disposée à juger les faits. Cependant, grâce à la force collective des verriers et de leurs soutiens, ils vont lever progressivement le voile sur un véritable scandale d’État.
Ce livre est une enquête sur cette enquête. Avec les outils des sciences sociales, l’auteur analyse les procédures, les mensonges et les injustices qui font que tous les jours autour du monde des millions de femmes et d’hommes sont mis en danger impunément.  

Pascal Marichalar est sociologue et historien, chercheur au CNRS, membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux.

 

mardi 21 novembre 2017

L’intervention du support. Médiation esthétique et énonciation éditoriale, Sous la direction de Pascal Durand et Christine Servais

L’intervention du support
Médiation esthétique et énonciation éditoriale

Sous la direction de Pascal Durand et Christine Servais
P.U.Liège
2017

Présentation de l'éditeur
On sait, depuis Mallarmé, que « rien n’aura eu lieu que le lieu » et, depuis McLuhan, que « le message c’est le médium ». Les supports de l’inscription n’en sont pas moins demeurés les parents pauvres des études littéraires et artistiques : envisagés, au mieux, pour les effets de cadrage qu’ils exercent sur les oeuvres, ou bien réduits, trop souvent, au niveau de substrats fonctionnels.
Les sciences de la communication en ont fait en revanche leur objet principal, à travers la notion de « médium » et l’analyse des discours, des oeuvres et des pratiques en contexte. Objet pour elles à trois dimensions : symbolique, technique et sociale.
Le renouvellement des technologies esthétiques, la labilité des frontières au sein de l’univers numérique, la circulation accrue des contenus d’un média à d’autres appellent, en ce sens, à porter une attention plus grande non seulement aux supports en tant que tels, mais surtout à la variété et à l’étendue de leurs « interventions ».
C’est à quoi s’emploient les spécialistes ici réunis : de la poésie à l’architecture, du cinéma et du théâtre à l’espace urbain, de l’énonciation éditoriale aux dispositifs du jeu vidéo.

Pascal DURAND et Christine SERVAIS enseignent tous deux au sein du Département de Communication de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège.

Contributions de Julie Delbouille, Pascal Durand, Nancy Delhalle, Tanguy Habrand, Pierre-Yves Hurel, Bernard Lamizet, Bertrand Legendre, Guy Lelong, Marc-Emmanuel Mélon, Didier Plassard, Christine Servais et Marie-Ève Thérenty.

lundi 20 novembre 2017

Eric Toussaint, Le système dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation

Eric Toussaint
Le système dette 
Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation
Les Liens qui Libèrent
2017

Présentation de l'éditeur
De l’Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l’Égypte, la dette a de tous temps été utilisée comme une arme de domination et de spoliation. Le recours à l’endettement extérieur et l’adoption du libre-échange constituent à partir du 19e siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d’économies entières par les puissances capitalistes. La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d’un pays et d’un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.
Cette dictature de la dette n’est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. L’auteur analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.
Eric Toussaint, historien et docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, est porte-parole du CADTM international (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes). Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont Bancocratie (Éditions Aden). Et a notamment coordonné les travaux de la Commission pour la vérité sur la dette publique créée en 2015 par la présidente du Parlement grec.



dimanche 19 novembre 2017

Traduction: deuxième édition de Homo academicus au Brésil



Pierre Bourdieu
Homo academicus
UFSC
2017


Présentation de l'éditeur
Traduit par Ione Ribeiro Valle et Nilton Valle.
‘Um livro para queimar’? é o capítulo número um de “homo academicus”, livro que chega agora como uma das últimas novidades da Editora da UFSC e mostra a ousadia acadêmica de seu autor, Pierre Bourdieu.
Parte da ideia inicial de que analisar cientificamente o mundo universitário significa eleger como objeto uma instituição que é socialmente reconhecida, que goza de toda legitimidade graças ao seu caráter nacional, que é vista como “mágica” e que se pretende objetiva e universal. Na obra, Bourdieu revela conflitos, contradições, crises, desilusões, interesses, relações de força, hierarquia de prestígios, ruptura de equilíbrios.
Ao compreender o mundo universitário francês como um campo no qual se confrontam múltiplos poderes que correspondem às trajetórias sociais e escolares e também às produções culturais dos seus agentes, ele demonstra que a produção científica está longe de ser o resultado de uma forma de meritocracia que consagra os talentos individuais.
A originalidade de sua tese, observa a professora Ione Ribeiro Valle, professora da UFSC e coordenadora do Laboratório de Pesquisas Sociológicas Pierre Bourdieu (LAPSB/CNPq), está em mostrar que as tomadas de posição dos intelectuais ou as políticas educacionais, tanto nos períodos de equilíbrio quanto em tempos de crise, são determinadas pelos mecanismos de reprodução de privilégios herdados. ”Bourdieu produz uma sociologia crítica que procura compreender as relações entre cultura, ciência, escola, mídia e reprodução social”.
Pierre Félix Bourdieu(1930-2002) vem da École Normale Supérieur de Paris e dedica sua vida acadêmica desenvolvendo um trabalho científico de fôlego, regular, cotidiano, sistemático, persistente, sólido, polêmico. É dono de um estilo hermético, linguagem austera, marcas do filósofo, presentes em obras como A ontologia política de Martin Heidegger, de 1988, e Meditações pascalianas, de 1997).
Para compreender homo academicus, avisa Ione Valle, é preciso lê-lo como marco de uma ruptura radical com os pressupostos tácitos do universo acadêmico no qual as dissensões aparentes mascaram o consenso profundo. É preciso lê-lo imaginando que a escola e a universidade são capazes de distribuir de maneira ampla e plena as aquisições científicas e culturais acumuladas e que o impossível possível, ao mesmo tempo rejeitado e reivindicado, pode prometer – e promover – um futuro para “crianças e povos sem futuro”.



(merci à Ione Valle‎ pour l'info)





jeudi 16 novembre 2017

vidéo: Patrick Champagne et Julien Duval présentent l’ouvrage de Pierre Bourdieu, Anthropologie Économique. Cours au Collège de France (1992-1993), 13 novembre 2017 à Lille


vidéo: Patrick Champagne et Julien Duval présentent l’ouvrage de Pierre Bourdieu, Anthropologie Économique. Cours au Collège de France (1992-1993)
Patrick Champagne co-dirige avec Julien duval l’édition des cours de Bourdieu au collège de France 
a notamment publié : La double dépendance. Sur le Journalisme (Raisons d’Agir, 2016) ; Pierre Bourdieu (éditions Milan, 2008) ; Mouvements d’une pensée: Pierre Bourdieu (Bordas, 2004)
Julien Duval,  sociologue, co-dirige avec Patrick champagne l’édition des cours de Bourdieu au collège de France 
a notamment publié : Le cinéma au xxe siècle : entre loi du marché et règles de l’art (CNRS Editions, 2016) ; Sociologie et économie des biens symboliques (La Découverte, 2012) ; Le mythe du « trou de la sécu » (Raisons d’agir, 2007) 
Présentation : Bernard Convert, sociologue, directeur de recherche au cnrs (centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques) de l’Université de Lille (Sciences et technologies) 
La rencontre est illustrée de textes de Bourdieu lus par un comédiens du Théâtre de la verrière
Anthropologie Économique. Cours au Collège de France (1992-1993) (Raisons d'Agir/Seuil, Cours & Travaux, 2017) 
CitéPhilo Lille 2017
Théâtre de la verrière - Lille
13 novembre


 

 (Source: CitéPhilo)

mercredi 15 novembre 2017

Michel Vovelle, La bataille du Bicentenaire de la Révolution française

Michel Vovelle
La bataille du Bicentenaire de la Révolution française 
La Découverte
Recherches
2017

Présentation de l'éditeur
Une dizaine d’années durant, à partir de 1983, Michel Vovelle, directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française à la Sorbonne, a coordonné l’organisation de la commémoration scientifique du Bicentenaire. À la tête d’une équipe, il a élaboré des programmes, défi ni une politique et mis en place une organisation à l’échelle nationale et internationale, à visée à la fois scientifique et civique. Soutenu par le président de la République, le projet a dû s’affirmer dans un climat politique changeant, au gré des gouvernements, se heurtant à une vive opposition de la droite, et affrontant le courant critique animé par François Furet, contestant la tradition jacobine.
À l’issue d’intenses débats, parfois polémiques, le grand congrès mondial de juillet 1989, illustration de la mobilisation collective, a rencontré un franc succès. La flamme est retombée après 1993, quand les structures institutionnelles – l’Institut d’histoire de la Révolution française et la commission Jaurès – ont été menacées ou supprimées. Cela ne veut pas dire pour autant que la Révolution soit « terminée », après l’élan donné à l’enseignement et à la recherche. Le témoignage de l’historien reste porteur d’un message d’espoir indéfectible.
« Missionnaire patriote », Michel Vovelle a poursuivi ses activités à travers le monde, accompagnant le renouveau historiographique suscité par le Bicentenaire, pour lequel la « Grande Révolution » demeure une référence chargée d’enseignements et de questions sur les révolutions d’hier à aujourd’hui. Il invite ici le lecteur à saisir les enjeux d’une commémoration majeure, tout en livrant ses mémoires d’éminent historien.  
Michel Vovelle est professeur émérite à l'Université de Paris I. Ancien directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution, il est l'auteur de très nombreux ouvrages parmi lesquels La découverte de la politique, Recherches sur la Révolution, Les colloques du Bicentenaire, L'État de la France sous la Révolution aux éditions La Découverte.

Extrait